Vivre Paléo

Imaginez que vous puissiez être sûr de réussir votre vie ?

Comment pouvez-vous vous assurer que vous aller réussir votre vie? C’est simple, il vous suffit d’aller dans le futur et de vous demander à vous-même ce que vous regrettez et ce que vous auriez aimé accomplir.

Vous croyez que je me moque de vous? Ce n’est pas le cas.

Bien sûr il vous est impossible d’aller physiquement dans le futur, mais vous pouvez tout de même savoir les choses que vous regretterez surement à la fin de votre vie.

Il suffit d’écouter les personnes qui sont déjà dans le futur, c’est à dire les personnes âgées.

Profitez de la sagesse des anciens pour réussir votre vie

L’étude de la sagesse des anciens

« Qu’est-ce que vous regrettez le plus quand vous regardez votre vie ? »

C’est la question qu’a posé Karl Pillemer, professeur de développement humain à l’université de Cornell [1], à des Américains de plus de 65 ans. Ces derniers ont partagé leurs plus grands regrets dans la vie.

Il se trouve qu’ils partagent tous un même regret.

Karl Pillemer a lancé le Legacy Project en 2004 afin de recueillir, auprès d’une génération qui a connu beaucoup d’événements historiques, les leçons à transmettre aux jeunes générations pour être heureux dans la vie.

Dans son ouvrage « 30 Lessons for Living », il expose toute la sagesse des anciens. Et le regret qui revient le plus souvent est celui-ci :

« J’aurais souhaité ne pas avoir passé autant de ma vie à me faire du souci. »

Karl Pillemer explique que les anciens considèrent que le temps est la ressource la plus précieuse. Se soucier d’événements qui peuvent ne pas se produire, ou que nous ne pouvons contrôler, est un gaspillage de cette ressource.

Selon les scientifiques, l’inquiétude se déroule en l’absence de facteurs de stress réels. L’inquiétude survient alors qu’il n’y a aucune raison concrète de se soucier de quoi que ce soit.

Pourquoi vous ne devez pas vous inquiéter

Outre ce sentiment de regret à la fin de votre vie, l’inquiétude est également mauvaise pour votre santé. Le stress au quotidien, généré par l’inquiétude, peut vous faire grossir.

Mais il affaiblit aussi vos défenses immunitaires [2], augmente le taux de sucre sanguin, baisse la sensibilité à l’insuline, provoque des problèmes de mémoire à long terme et une baisse du désir sexuel.

Si les peuples paléo nous donnent l’exemple à suivre en matière d’alimentation, ils savent également utiliser la sagesse et l’expérience des anciens. Ces derniers ont une place importante dans le groupe.

Comment devez-vous faire pour ne plus vous inquiéter

Une des solutions soulevées par l’étude est, qu’au lieu de passer du temps à s’inquiéter, il vaut mieux se focaliser sur des problèmes concrets à résoudre.

Comme témoigne une centenaire, il vaut mieux se concentrer sur le court terme plutôt que sur le long terme. Prendre un jour à la fois.

Vous pouvez planifier des choses mais il arrivera toujours des évènements qui troubleront vos projets. Cela ne se passera pas comme vous l’aviez prévu: ceci est générateur d’inquiétude. Focalisez-vous sur des choses que vous pouvez accomplir sur une journée.

Au lieu de vous inquiéter, préparez-vous.

Si vous pensez que quelque chose va mal se passer, alors définissez précisément ce qu’il peut mal tourner. Et trouvez ce que vous devriez faire pour bien vous sortir de cette situation.

Acceptez les choses, reconnaissez aux évènements le droit d’exister, mais ne les retenez pas.

Une autre centenaire témoigne: « Il y a tant de choses qui nous arrivent, mais elles ne vous sont pas destinées personnellement, sauf si vous le pensez. »

« Quelqu’un peut par exemple blesser vos sentiments. Laissez simplement les choses se faire. Ne faites rien. C’est la chose la plus merveilleuse à faire, car tout le monde dit des choses blessantes. Lorsque ces personnes disent quelque chose, elles le disent en fonction de leur vécu, et pas du votre. »

Conclusion

Les anciens ont toujours été valorisés dans les peuplades, sans doute grâce a leur rôle de « connaisseur » permettant la survie de la tribu.

Si nous n’avons plus besoin des anciens pour survivre, nous en avons encore besoin pour savoir comment éviter de gâcher sa vie.

Reproduisez vous aussi l’expérience: demandez à un « ancien » ce qu’il regrette le plus dans sa vie. Et utilisez ce retour pour faire honneur à la vôtre.

Références

[1] Karl Pillemer
[2] Psychological Stress and the Human Immune System: A Meta-Analytic Study of 30 Years of Inquiry, Suzanne C. Segerstrom, Gregory E. Miller