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Un aspect paléo encore jamais abordé

Posté par julien le 16 septembre

Le paléo devient de plus en plus connu. Mais même pour les initiés, le paléo est bien souvent synonyme du régime paléo, alors qu’il n’en est qu’un aspect.

Aujourd’hui vous allez découvrir un aspect du paléo qui n’a jamais été abordé sur ce blog ou sur un autre blog francophone. Seul quelques blog américains en parlent et encore pas souvent. Pourtant, c’est une chose extrêmement importante sur le long terme.

Cette chose importante est la façon dont vous vous déplacez. J’ai souvent abordé la façon de faire du sport, mais aujourd’hui il s’agit de la façon de poser votre pied au sol.

Encore une fois, notre confort d’occidental nous fait mettre notre santé en danger, avec une chose aussi innocente que la pose du pied au sol. Je vous laisse regarder la vidéo suivante, avec la transcription ci-dessous pour ceux qui n’ont pas accès à la vidéo.

Dans le prochain article, vous aurez un retour de ma propre expérience sur la pose du pied paléo.

Transcription

J’ai couru toute ma vie et toujours avec des chaussures. Mais les résultats de ces recherches m’ont fait essayer la course pied nu. J’aime vraiment beaucoup, C’est amusant.

Les humains courent depuis 2 millions d’années et la plupart du temps pied nu. Les chaussures pour courir ont été inventé au milieu des années 70. Nous avons l’idée que pour courir, nous avons besoin de chaussures, mais ce n’est pas vrai, vous n’avez pas besoin de chaussures, juste vos pieds.

Il y a probablement 2 étapes dans l’évolution du pied. Dans un premier temps, il a évolué pour la marche et aussi pour monter aux arbres. Mais à un certain point de l’évolution nous pensons qu’il y a eu, il y a environ 2 millions d’années, un grand changement de l’environnement en Afrique.
Les forets ont commencé à disparaitre, la savane a poussé, faisant émerger de nouvelles nourritures comme la viande, et pour devenir un chasseur, je pense que l’humain a évolué pour courir.

Nous sommes doués pour la course de vitesse et faire galoper les animaux. En faisant cela dans la chaleur suffisamment longtemps, l’animal surchauffe parce que les quadrupèdes ne peuvent haleter et galoper en même temps. Imaginez chasser une gazelle ou un autre animal. Chassez cet animal, faites-le galoper de 10 à 15 minutes: vous avez votre repas.

Nous voulions comprendre comment les personnes couraient sans chaussures, avant qu’elles soient inventées. L’humain court depuis 2 millions d’années et nous n’étions pas sûr de ce qui se passe lors de la course pied nu et pourquoi cela se passe si bien. Donc on a commencé à étudier la course pied nu en labo pour voir comment le corps et les pieds sont utilisés.

Nous avons découvert que les coureurs pied nu courent différemment des coureurs classiques.
La chaussure a un gros talon pour le confort, pour poser le talon. Les coureurs posent le talon en premier, et ensuite déroulent pour poser à plat.
Quand vous atterrissez sur le talon, c’est comme arriver à un stop il y a beaucoup de masse, il y a cet impact, une force inattendu. C’est comme quelqu’un vous frappant sur le talon avec un marteau, avec 2 à 3 fois le poids de votre corps.

Alors quand nous avons testé les coureurs pied nu nous avons découvert qu’ils n’aiment pas du tout ça, ils atterrissent sur l’avant pas exagérément comme ça, mais juste à peine pour atterrir sur la plante les 4e et 5e métatarsiens et ensuite posent le talon.

Nous avons découvert que les coureurs pied nu n’ont pas ce pic, cet impact qui est typiquement associé avec le choc du talon. Ce que font les coureurs pied nu en posant d’abord l’avant du pied puis le talon ensuite, c’est de convertir l’énergie de l’impact du choc, la décélération verticale de la jambe en une énergie de rotation.

Vous pouvez comprendre la différence très facilement. Imaginez laisser tomber le stylo verticalement, vers le sol : c’est comme l’impact avec le talon. Vous avez un grand impact et beaucoup d’énergie est transmis.

De l’autre coté en posant l’avant du pied en premier, c’est comme si le stylo tombait avec un angle oblique. Quand cela touche le sol, il n’y a pas le même impact, toute l’énergie de la chute n’est pas concentrée sur le dessus, l’énergie est transférée en tombant sur le flanc. L’impact est beaucoup plus petit en posant l’avant du pied plutôt que le talon.

Beaucoup de coureurs se blessent. Ce qu’ils ont souvent sont des blessures à répétition. Une hypothèse est que l’attaque au talon qui cause ce gros impact peut blesser et être associé à des douleurs aux tendons et ligaments, une périostite tibiale, ou d’autres blessures du même genre.
Notre hypothèse est que les personnes qui n’atterrissent pas sur le talon et évitent ce gros impact sur leur pied sont moins susceptibles d’avoir ce genre de blessures à répétitions.

Nous étudions les coureurs pied nu depuis quelques temps, en Afrique, avec des personnes qui n’ont jamais porté de chaussures, ils courent 20 kilomètres par jour. Je me suis décidé à essayer moi même. L’été dernier alors que je courais, j’ai enlevé mes chaussures. C’était incroyablement amusant et depuis je cours pied nu fréquemment. J’adore ça

5 réponses à “Un aspect paléo encore jamais abordé”

  1. Marie dit :

    Je connaissais déjà par un article d’un ostéopathe en francais ici : http://www.blogbienetre.com/courir-pieds-nus-barefooting

    Mais j’ai beaucoup aimé la vidéo merci ça donne envie de « passer le pas »!

    Marie

  2. Franck dit :

    Je connaissais cet aspect du paléo, et en effet l impact des chaussures est flagrant, personnellement je ne supporte pas les chaussures avec des semelles en mousse ou autre pour courir car j ai l impression d être déconnecté du sol, je ne sens pas mes plantes de pieds et la manière dont je le pose. Je n ai p

  3. Franck dit :

    ( je l ai envoyé par maladresse^^, voici la fin du commentaire)
    Je n’ai pas encore essayer la course pieds nus, mais je suis accro à la marche sans chaussures, surtout en forêt, c est tellement agréable, et un autre avantage, ça fait travailler des muscles généralement peu utilisés.
    Sinon, pour commencer, il y a les vibram KSO qui sont de bonnes chaussures minimalistes 😉

  4. Philippe dit :

    Les études de Lieberman sont intéressantes, d’ailleurs il court lui même pieds nus. Et la plupart des coureurs de haut niveau courent avec une attaque « medio pied » et pas talon. Ceci dit, quelques remarques :
    – Pour ceux qui ont l’habitude de courir avec une attaque talon, changer de foulée doit se faire très progressivement au risque de blessures pénibles (je sais, j’en ai fait l’expérience). Commencer par faire une minute, puis deux le lendemain, etc. Sinon flinguage des mollets, tendons, voire fractures de l’avant pied.
    – malgré le côté « bon sang mais c’est bien sur » de la course sur l’avant du pied, il y a des tribus en Afrique qui ont une attaque talon. http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0052548
    – et des études récentes montrent qu’il n’y a pas plus ou moins de blessures entre les coureurs « avant » et les coureurs « talon »
    Personnellement maintenant je préfère courir sur l’avant du pied, mais après 30 bornes ça se relâche. Et je suis pieds nus autant que possible, même pour marcher (notamment dans la maison) et avec des chaussures sans talon « zero drop » la plupart du temps.

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