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Ce régime paléo qui vous rend aveugle

Posté par julien le 5 décembre 12 Commentaires

Je vous recommande souvent de continuer à vous faire plaisir, de temps en temps, tout en mangeant paléo. Ces petits plaisirs sont soit des plaisirs paléo, soit des plaisirs d’antan, non paléo. Ces derniers peuvent être temporaires pour vous aider à effectuer la transition, ou alors vous les gardez définitivement, tout simplement par ce que vous les aimez.
Le problème avec cette deuxième méthode, c’est que vous restez malgré tout dans l’inconnu, vous ne voyez pas ce qu’il ne va pas : vous restez aveugle. Certes vous avez considérablement amélioré votre niveau d’énergie et vous avez brûlé pas mal de graisse. Mais vous continuez à soumettre votre corps à des produits qui peuvent toujours enflammer vos cellules. Et sans que vous ne vous en rendiez compte.

Vous voyez flou? C'est normal si vous n'etes pas à 100% paléo

C’est là que les périodes de « nettoyage » interviennent. Le principe de ces périodes est de mettre votre corps au repos. Vous lui enlevez la peine de gérer des produits agressifs, provoquant inflammation, irritation, allergies….

Ces périodes doivent durer suffisamment longtemps pour que votre corps retrouve sa sensibilité. Une fois sa sensibilité toute retrouvée, votre corps réagira d’autant plus fort lorsque vous consommez à nouveau un « mauvais » produit. C’est une excellente manière de détecter les produits qui ne vous conviennent pas et que vous devez retirer de votre alimentation. Pour cela, vous avez à votre disposition 3 sortes de nettoyages.

Le jeûne

J’ai déjà parlé des bienfaits du jeûne. C’est une des meilleures façon de mettre votre corps en mode survie et de l’obliger à se renforcer et à guérir. Le problème est qu’il y a une barrière psychologique à franchir (ne pas manger ? Non mais vous êtes fou mon bon monsieur!!!), mais aussi une barrière physiologique (la faim prend au ventre et fait peur car c’est signal inconscient signifiant la mort).

Faire un jeûne sans être au pied du mur (par exemple lorsque vous n’avez pas de maladie) c’est un peu une sorte de masochisme pour les personnes non initiées (alors que pour les initiés, c’est au contraire une source de bien être). Donc avant de tenter cette expérience, il y a 2 autres formes de nettoyage que vous pouvez faire, tout en continuant à vous alimenter.

Le nettoyage zéro glucides

Comme son nom l’indique, le zéro glucides consiste à supprimer toute sorte de sucre. Sur une durée de 21 jours en moyenne, vous ne donnez à votre corps que la quantité minimale et nécessaire de glucides (c’est à dire ceux contenu dans les fruits et légumes que vous consommerez).

Les régimes pauvres en glucides (les diètes cétogènes) permettent d’améliorer les maladies nerveuses des personnes les plus sensibles aux sucres. Bien que vous continuiez à manger, ce qui semble donc plus facile que le jeûne, vous priver de sucre peut être une difficulté. Vous pouvez avoir des effets indésirables. De plus ce type de diète n’a rien à voir avec le régime paléo. Car même si ce dernier enlève beaucoup de glucides rien qu’avec les céréales, il ne les exclut pas totalement.

Vous pouvez toujours consommer des tubercules comme la patate douce (ayant un meilleur profil nutritif que la pomme de terre). Vous pouvez même utiliser un peu de sucre pour vous faire une mousse au chocolat paleo. Mais surtout le régime paléo n’admet pas certains produits que le zéro sucre permet (légumineuses, produits laitiers). Vous allez voir pourquoi il est important de les exclure de la diète.

Le mois 100 % paléo

Si vous venez de commencer le régime paléo, vous ne le faites sans doute pas à 100 %. Et c’est bien car trop de changements pourrait vous faire abandonner. Y aller petit à petit est une bonne solution. Mais à partir d’un moment, il sera bénéfique pour vous de faire un mois à 100 % paléo. Pourquoi? Pour détecter les aliments auxquels vous êtes sensibles, l’objectif étant d’améliorer votre forme et votre santé.

En réduisant votre panel d’aliments à consommer à la portion paléo congrue, vous supprimez tous les produits susceptibles de vous faire du mal. Les céréales, les produits laitiers, les légumineuses sont les principaux poseurs de problèmes. Cela correspond globalement à ce que le régime paléo préconise, même si certaines versions du régime paléo autorisent certains produits fermentés ou détrempés (produits laitiers, légumineuses). La majorité des personnes répondent très bien à la suppression de ces aliments et lorsqu’ils les réintroduisent, ils en ressentent les méfaits.

Il est très important de se tenir aux aliments paléo pendant tous le mois. Le but est de sensibiliser à nouveau votre corps en ne lui donnant plus de produits « perturbateurs ». Il lui faut du temps pour s’habituer et retrouver sa sensibilité.
Si vous vous arrêtez en chemin, vous serez déjà monté d’un niveau. Prenez quelque jours ou quelques semaines et recommencez. Vous ferez beaucoup mieux la prochaine fois.

Si un mois d’affilée vous semble trop dur, alors faites une semaine 100% paléo. Une fois terminée, planifiez la date à laquelle vous débuterez vos 2 semaines 100% paléo. Et ainsi de suite jusqu’à atteindre le mois en entier.

12 réponses à “Ce régime paléo qui vous rend aveugle”

  1. Magda dit :

    Merci pour l’article ! Je pense régulièrement à faire le jeûne… Peut être après les fêtes, la période sera plus propice, on sera carrément dégouté de ce pléthore de nourriture ?

    Pour ma part, j’avoue de me « perturber » régulièrement avec un bout de parmesan un des rares produits laitiers que je regrette et qui me manque vraiment. Il y a aussi des légumineuses qui me manquent, notamment les lentilles et le pois cassé.

    Et j’avoue que la « réintroduction occasionnelle » de cs produits ne me provoque par contre aucun méfait, tant que ça reste rare.

    • julien dit :

      Bonjour Magda

      En ce qui me concerne, je ne suis pas très bien quand je consomme trop de yaourt/fromage blanc
      mais un peu de fromage pour agrémenter passe tout seul

      • Magda dit :

        Oui, c’est vrai, ce matin par exemple, je me suis fait plaisir avec 10 g de comté, (maturation à 24 mois, héhé). Tant qu’à faire, autant « pécher » avec quelque chose de bien.

        J’avoue aussi qu’en vacances en Grèce, j’ai pris un peu de fêta dans de l’huile d’olives avec le pain complètement noir (de seigle) qui ma manque beaucoup.

  2. Véronique dit :

    Bonjour,
    A propos de la façon dont notre corps réagit lorsqu’on réintroduit de manière occasionnelle les « aliments interdits » je me pose une question.
    Cela fait 4 mois que je suis le « régime paléo » (mais avec des produits laitiers) et je me suis rendue compte que lorsqu’il m’arrive de manger un peu de gluten, mon corps réagit mal. Cela correspond exactement à ce que tu dis mais je me demande si la cause est vraiment les méfaits de ces aliments ou si c’est simplement que mon corps s’en est déshabitué.
    Je m’explique : si pendant plusieurs mois j’arrêtais de manger des fruits et des légumes, je suis à peu près sûre que mon corps réagirait mal si j’en réintroduisais. Doit-on en conclure que les fruits et les légumes sont mauvais pour la santé ? Non, bien sûr. Mais alors, pourquoi utiliser cette réaction du corps pour justifier que les céréales sont mauvaises ?
    Je suis ravie d’être passée au régime paléo car j’en ai tiré plein de bienfaits mais il y a certains arguments soi-disant logiques comme celui-ci qui me gênent et j’aimerais avoir ton opinion ainsi que celle de tes lecteurs.

    • Magda dit :

      Bonjour Véronique, en réalité, quand l’on ne consomme certains aliment s pendant longtemps, les enzymes qui sont nécessaires pou sa digestion diminuent, voire disparaissent.

      C’est cela qui provoque un mal être quand l’on re-consomme ces produits occasionnellement. Ce corps n’a pas le temps de se réadapter.

    • julien dit :

      Bonjour Véronique

      Ta question m’a un peu embêté, au début 😉

      Il suffit de prendre pour exemple les personnes coeliaques, ou celles qui ont une polyarthrite rhumatoïde : l’arret des céréales supprime leurs douleurs. Mais lorsqu’ils en reprennent, les douleurs reviennent et restent jusqu’à ce qu’ils les retirent à nouveau de leur alimentation. Ils ne s’y adaptent pas.

      Pour eux, c’est évident car ils sont « très sensibles » et la douleur ne peut pas être ignorée.
      Mais pour la plupart des gens (comme toi et moi) c’est moins évident, car le seuil de douleur est tellement bas qu’on ressent quelque chose au début, et qu’ensuite on n’y fait plus attention, ou alors on attribue cela à autre chose, mais nos intestins ne s’y adaptent pas. C’est bien pour cela que des problèmes surviennent des années après.

      Pour te donner un exemple inverse, je consomme des produits de saisons (comme le potimarron, l’asperge, la tomate).
      Donc je n’en mange plus pendant une période de 6 mois à 10 mois. Et pourtant lors de la réintroduction, je n’ai rien, je n’ai pas de sensation bizarre comme je l’ai avec le pain.

      En revanche certaines personnes découvriront des problèmes avec la tomate, l’aubergine ….

      Ta question est très intéressante et je ne prétends pas détenir la vérité absolue.
      On peut globalement dégager des tendances communes, mais au final, on en revient à un « problème » personnel.
      Il « suffit » (si je puis dire) à chacun de tester ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas.

      • Véronique dit :

        Merci pour ta réponse sincère !

        Avec l’explication de Magda, je comprends mieux cette réaction naturelle de notre corps lorsque l’on mange des types d’aliments auxquels on n’est pas habitués. Je pense qu’on réagit aux céréales parce que notre corps n’a plus l’habitude d’en manger et que tu ne réagis pas aux légumes de saison parce que même si tu ne manges pas des asperges en automne, tu manges d’autres légumes qui sont très proches au niveau constitution et donc tu ne perds pas les enzymes qui te permettent de les digérer.

        Pour moi, au vu des différentes explications, ce n’est donc pas la réaction lorsqu’on reprend un aliment qui doit nous faire choisir (puisqu’elle sera très certainement mauvaise) mais plutôt la réaction du corps lorsqu’on arrête un aliment. Et là, il est clair que l’arrêt des céréales a changé pas mal de choses pour moi (même si j’attends encore les effets sur l’énergie… peut-être en arrêtant les produits laitiers…).

        Qu’en penses-tu ?

        • Magda dit :

          Véronique, j’en pense le plus grand bien ! Perso, je ne consomme quasiment plus du tout des laitages depuis 2003 et les céréales non plus (sauf de temps en temps, avec du foie gras, par exemple, mais peu).

          Mais j’ai une autre raison pour cela : une maladie auto-immune que je tiens à tenir à distance.

          Alors à toi de voir ce que tu supportes bien ou pas. Pourquoi ne pas essayer sans laitages ni céréales, pendant, mettons 1 mois ? Tu verras bien.

  3. Ton article est un peu spécial pour moi car mon régime alimentaire est un mix de ces 3 modes. Et j’utilise notamment les périodes de jeunes pour booster mon métabolisme.
    Donc merci pour cet article Julien

  4. Kamel dit :

    Merci beaucoup pour ton article et ta façon d’aborder le fait qu’il puisse arriver qu’on triche de temps en temps sans nous culpabiliser. T’es un mec bien!

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